On a parlé à propos de l'abominable
Twilight de la mormonne Meyer d'un nouveau courant de la littérature populaire : la
bit-lit (de la "
chick-lit", littérature pour nanas, mais avec des morsures de vampires ou d'autres créatures folkloriques de ce genre).
L'éditeur français
Milady explique que la bit-lit est un sous-genre de l'
urban fantasy (qui mélange thèmes classiques du fantastique ou du merveilleux et un cadre contemporain semi-réaliste, avec des vampires ou des fées en discothèques).
Exemples : la fondatrice de ce mouvement
Ann Rice (qui raconte les aventures bisexuelles de Lestat et d'autres vampires depuis plus de 30 ans maintenant), les adaptations de
Buffy (qui semblent populaires dans le public féminin si j'en crois les rares lectrices de comic-books),
Laurell Hamilton (dont l'héroïne nécormancienne/chasseur de prime Anita Blake a des aventures érotiques en combattant des vampires sexy à Saint-Louis depuis 1993),
Patricia Briggs (qui applique les mêmes recettes mais avec une héroïne louve-garce),
Ilona Andrews (qui co-écrit avec son mari une histoire à Atlanta où l'héroïne est une mercenaire-magicienne luttant contre des vampires et lycanthropes) ou
Richelle Mead (dont l'héroïne Georgina est une Succube libraire, et qui a une série sur Rose, une
Dhampir, fille de vampire).
Mais si on invente de nouveaux genres, j'aime bien le terme qu'a pris Christine Seifert pour classer Twilight
abstinence porn, terme tellement dialectique qu'il en devient presque profond.
Pour défendre un peu le cycle de ces médiocres romans et toujours dans la tendance de réduire toute fiction à un thème de l'actualité, Reynaert avait un
argument original : et si, au lieu d'être de la propagande hypocrite pour la Chasteté, c'était en fait une
critique de la malbouffe (le héros devant résister à son envie d'un en-cas).
Mais dans ce cas, ce serait pire encore que du porno de l'abstinence, ce serait de la propagande ascétique
pro-ana.
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